• Contre les âneries de Sarkozy..


    « FRANCHISE » SUR LES SOINS :  L'ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

    "En matière d'assurance maladie l'UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l'augmentation des dépenses de santé,  ce serait d'abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c'est à dire les pénaliser financièrement pour « qu'ils  consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

    Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l'actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l'assurance maladie n'en a pas été comblé pour autant.

    Aujourd'hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s'il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l'assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout.  Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

    Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D'UNE TELLE FRANCHISE :

    Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d'un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C'est la fin d'un système d'assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l'assurance privée.

    Franchise =  Menace sur l'accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n'est pas rien...  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c'est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu'avait été la création de la CMU.

    Franchise =  Menace sur l'accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n'y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
    La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu'il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s'aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l'on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L'inverse d'une politique cohérente de santé publique.

    Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l'avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l'accès aux soins des plus modestes.

    Franchise  = Porte ouverte à l'escalade : Nicolas Sarkozy ne s'en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

    Nous refusons l'instauration d'une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
    Rejoignez-nous afin d'exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l'accès aux soins en France. "

    Passez sur le site, et diffusez le :
    http://www.appelcontrelafranchise.org/



    MANIF contre la politique de Sarkozy samedi 2 juin à Paris..

    "La réunion était convoquée à 19h à la Bourse du Travail, la réservation ayant été faite par Sud. Lorsque nous sommes arrivés, les vigiles avaient fermé les portes de la bourse. Selon eux, la décision a été prise par le "secrétaire général" de la bourse d'annuler la réservation de la salle. Selon Sud, il aurait évoqué : 1) la crainte d'une nouvelle occupation de la bourse du travail par le 9ème collectif des sans-papiers ; 2) une réunion de nature politique n'ayant pas à se tenir à la bourse du travail. La réunion s'est donc déplacé au CICP.

    L'annulation autoritaire de la réservation de salle à la Bourse du Travail par son secrétaire général est tout un symbole : les syndicats empêchant l'organisation d'une réunion de résistance à la politique de casse sociale de Sarkozy dûment réservé par un syndicat, c'est impressionnant

    Etaient représentés : Fraction de LO, JCR, FSE Paris I/IV, Coordination du 6 mai (une "émanation" de militants PC voulant prolonger la dynamique du vote NON et pour la rupture avec la majorité pro-OUI du PS), Groupe CRI, JC, AL, Sud-Etudiants (Nanterre, Marne-la-Vallée, Paris I, Strasbourg), le CILCA, des autonomes, des libertaires, une représentante du collectif STOP PRECARITE, Pedro du PSTU et une de ses camarades étudiante à Nanterre, des militants de la FA dont Romain B.

    En résumé :

    JCR a entamé la discussion en se prononçant contre la manif du 2 juin. A proposé une manif au mois de septembre. Argument : on risque d'être moins nombreux le 2 juin que le 16 mai. Cela serait contreproductif.

    JC a poursuivi sur la même ligne, en ajoutant l'argument qu'il y avait des élections dont il fallait s'occuper.

    FSE est intervenu pour manif du 2 juin, pour reprise de l'appel de l'AG du 16 mai.

    CRI : pour la manif du 2 juin, pour la reprise de l'appel. Inacceptable de reporter la mobilisation à septembre alors que l'on sait parfaitement que le gouvernement veut déjà faire passer toute une série de réformes dès la session extraordinaire du Parlement. Manifestation importante par sa signification politique : Sarkozy élu confortablement, le PS acceptant sa légitimité, les directions des confédérations se couchant devant Sarko, il était essentiel de maintenir une opposition politique au gouvernement et à sa politique de casse sociale. Regret de l'absence de LO et de la LCR à la réunion de ce soir, contradictoire avec la ligne de premiers opposants à Sarkozy qu'ils se sont donnés pendant la campagne.

    La Fraction de LO : sur la même ligne que JCR et JC. Argumente en disant qu'il n'y a pas de mouvement et qu'il faut organiser.

    AL, puis Sud-Etudiants, puis CNT-FTE interviennent pour maintenir le 2 juin.

    Les JCR et JC maintiennent leur position sans donner le moindre argument. Fraction de LO idem.

    Il est convenu d'appeler à la manifestation sur la base de l'appel de l'AG du 16 mai. Devraient a priori signer : FSE, CNT-FTE, Sud-Etudiants, AL, Groupe CRI, CILCA, Coordination du 6 mai, Stop précarité

    Le parcours proposé est : Blanche - Père-Lachaise. Il est prévu des diffusions pour appeler à la manif."

    Texte ici : http://www.demosphere.eu/node/2210

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