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Sous prétexte de réduire les dépenses de l'Etat et de mettre tous les travailleurs à "égalité", le gouvernement s'attaque aux régimes spéciaux de retraite. Mais c'est tout le système des retraites qui est menacé.
Les régimes spéciaux, un bouc-émissaire...
Créés avant le régime général pour prendre en compte la particularité de certains métiers, notamment la pénibilité et les contraintes de continuité du service public, aujourd'hui, les régimes spéciaux concernent moins de 2 % de la population active !
Démagogique, le gouvernement hurle aux privilèges et accuse actifs et retraités de ces régimes de ne pas travailler assez et de partir à la retraite plus tôt que les autres. Ça coûterait trop cher !
Il ne dit pas, en revanche, que, par rapport au régime général, les salariés de ces régimes et leurs employeurs cotisent plus, pour une pension plus éloignée de leur salaire de base.
En réalité, le principal problème des régimes spéciaux est le même que les autres régimes :la population vieillit et le nombre de travailleurs cotisants est insuffisant pour financer entièrementles pensions de leurs aînés.
Pour mieux préparer une nouvelle « réforme » générale des retraites.
Nous savons très bien que cette « réforme » ne réglera pas le problème de financement, à l'image de l'échec des réformes Balladur (1993) et Fillon (2003). En revanche, en alignant les régimes spéciaux sur le régime des fonctionnaires avant la fin de l'année, le gouvernement prépare une nouvelle réforme des retraites en 2008. D'ores et déjà, il a annoncé qu'il souhaitait :
augmenter la durée de cotisation à 41 ans, voire 42 ans, dès 2012
supprimer les pré-retraites
pénaliser ceux qui n'ont pas réussi à cotiser suffisamment. La recette est toujours la même : réduire les droits des salariés en rendant plus difficile l'accès à la retraite et à une pension décente. Or, avec la précarité (temps partiel, CDD, interruption de carrière) pour de nombreux salariés de nos secteurs, la pension de retraite risque d'avoisiner le minimum vieillesse (Aspa), soit moins de 622 par mois !
L'objectif à moyen terme est clair :
Repousser l'âge de départ à la retraite et obliger les français à travailler plus longtemps, plus vieux, tout en réduisant le niveau des pensions !
Seuls les plus aisés pourront se payer un complément de retraite auprès d'une assurance privée.
Et pendant ce temps, les patrons, eux, continuent à crouler sous les stocks-option, exonérés des cotisations sociales qui pourraient financer les retraites.
Publié par agnese à 21:23:14 dans -Réactions + coups de gueule | Commentaires (0) | Permaliens
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