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(F.Garcia Lorca)

"Beaucoup d'hommes naissent aveugles, et
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Zappez ! | 17 avril 2008



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« Les aventuriers de M6 dans une course bidonnée »
« Pékin Express », c'est de la téléréalité : un rallye où s'affrontent dix équipes, du Brésil ou Pérou. Mais il s'en passe de drôles sur le terrain.

(..)
Ces « consignes éditoriales » , rédigées par les patrons de studio 89, la boite de M6 qui produit l'émission, sont distribuées aux journalistes avant chaque étape. Selon les besoins de l'audimat, la production dicte ainsi ses choix et ses préférences, dans un langage très fleuri.
Exemple : à la veille d'un épisode tourné en Bolivie, en octobre dernier dernier (et diffusé le 4 mars), Terence et Olivia progressent trop vite. « Attention, à Terrence et Olivia ! » ordonne la prod' aux accompagnateurs. Ce petit couple aux faux airs angéliques se révèle être de vraies vipères depuis deux étapes, un véritable poison.(...)Le plus emmerdant est qu'ils protègent leur image.(...) Ils sont puants, fourbes, manipulateurs et menteurs.(...)
Faites en sorte de ne pas les laisser s'en sortir comme ça ! » Charmant.
Même tarif pour Gérard et Cédric, qu'il faut freiner et décrédibiliser aux yeux des téléspectateurs : « Ne pas les booster (sic) ni les encourager.(..) Tout ce qui montre leur état d'esprit d'égoïsme, de faiblesse, de nullité d'esprit, surtout, vous le tournez ! Et s'ils pouvaient s'engueuler, ils nous donneraient un peu de matière. » Et de bien belles images. A l'inverse, d'autres sont choyés... »


Philippe Stoltz, patron de la production de « Pékin Express », admet l'existence de « consignes éditoriales ». Et livre cette étonnante justification : « On veut juste que les candidats soient à l'aise. Mais ces consignes ne se voient pas à l'image, c'est le résultat final qui compte. Et elles sont laissées au libre arbitre des participants. Ils les suivent ou non. ».
Quand au anciens collaborateurs qui reconnaissent que des voitures moyennant finance sont parfois « tombées du ciel » pour aider les candidats, « ce sont des accusations infondées ! Il y a des gens formidables dans ces pays. C'est ça, la magie de Pékin Express ». Et de la Télé.

(Canard Enchaîné du 5 Mars 2008).

Intervention
: Chronique de Clémentine Autain le 17 Avril 2008  sur France Culture (Les Matins de F.Culture)
(http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/presentation.php)

Blog de Clementine Autain

Publié par agnese à 23:50:14 dans -Ce qui passe à la Télé.. | Commentaires (0) |

A Court de Forme 2008 - Etoile du Nord | 17 avril 2008


La liberté de l'art n'est un don
ni de la politique ni du pouvoir
Ce n'est pas des mains du pouvoir que l'art obtient sa liberté.
La liberté existe en nous, nous devons lutter pour la liberté,
seuls avec nous mêmes, dans notre plus intime intérieur,
dans la solitude
et la souffrance.
C'est la matière la plus délicate
de la sphère de l'esprit.


- Tadeusz Kantor -


< Changez-vous les idées avec A Court de Forme! >



A COURT DE FORME, manifestation artistique
du 15 avril au 10 mai 2008 à L'étoile du nord


A COURT DE FORME est un spectacle composé de 5 formes courtes.

On découvre donc chaque soir 5 univers, 5 histoires qui s'entrechoquent, se répondent.

A COURT DE FORME est aussi une manifestation, qui alterne les formes courtes, propose des évènements avant la représentation, organise des ateliers gratuits et ouvert à tous.

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En plus...

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A l'Etoile du Nord.
16 rue Georgette Agutte.
75018 Paris.
M 13: Guy Môquet

Demandez le programme : http://www.etoiledunord-theatre.com/doc/DP%20ACDF.pdf

Plus d'infos >
http://www.etoiledunord-theatre.com/spectacles/detailSpec.ips?Titre=A%20Court%20de%20forme

Publié par agnese à 23:34:02 dans -Théâtre.. | Commentaires (0) |

Vive la répression ! | 17 avril 2008



Encourager ? Tolérer ? Interdire ? Les pouvoirs publics européens s'interrogent sur l'attitude à adopter face à l'installation de répulsifs "anti-jeunes", qui permettent d'éloigner les adolescents grâce à des ultrasons qu'eux seuls peuvent entendre. Alors que le Royaume-Uni fait preuve d'une grande tolérance, la France, la Belgique et les Pays-Bas critiquent le recours à de tels dispositifs, mais hésitent sur les modes de régulation. Selon le fabriquant, Compound Security Systems, quelque 5 000 appareils fonctionnent aujourd'hui dans le monde.

Tolérance britannique. Baptisé Mosquito ("moustique"), ce système a été mis au point par un ancien ingénieur britannique qui souhaitait mettre fin au harcèlement de sa fille par des jeunes gens. Plus de 3 500 boîtiers, vendus 495 livres la pièce (617 euros), ont été installés par des commerçants, la police, les municipalités, les opérateurs de trains, voire des particuliers, pour éviter les attroupements d'adolescents.

Le développement de ce répulsif a provoqué une vive polémique en février. Le commissaire à l'enfance, Al Aynsley-Green, a demandé l'interdiction de ces boîtiers "qui diabolisent les adolescents, peuvent pénaliser des innocents et portent atteinte aux droits de l'homme". La ministre de l'intérieur, Jacqui Smith, a défendu cette initiative au nom du combat contre les comportements antisociaux : "Nous soutiendrons toujours ceux qui respectent la loi, au détriment des bandes de voyous", a-t-elle affirmé.

Enquête aux Pays-Bas. Quelque 300 Mosquito (900 euros pièce) sont installés dans une soixantaine de municipalités des Pays-Bas. Les villes de Rotterdam, Nimègue et Utrecht affirment que leur utilisation aurait fait baisser la délinquance.

Au mois de février, des parlementaires ont interpellé le ministre de la jeunesse et de la famille, André Rouvoet. Ce dernier s'est interrogé sur la légalité d'une pratique qui pourrait contrevenir aux dispositions constitutionnelles sur le respect de la vie privée et de l'intégrité physique. Il a diligenté une enquête sur les avantages et les inconvénients du système, ainsi que sur ses effets éventuels sur la santé.

Pétition en Belgique. Un cas a défrayé la chronique en Belgique. Le gérant d'une banque d'Aywaille, en Wallonie, avait installé un Mosquito. Après des plaintes de parents dont les enfants souffraient de migraines, les autorités municipales ont ordonné l'enlèvement de l'appareil. Dans la foulée, des élus flamands d'Anvers ont envisagé l'installation de ces dispositifs avant d'y renoncer. De son côté, le ministre francophone de la jeunesse, Marc Tarabella, a demandé la saisine de la Commission européenne, conformément à la procédure "Ratex", qui permet de faire interdire un produit lorsque sa sécurité est douteuse.

La Commission a fait savoir qu'elle n'entendait pas intervenir. Au niveau fédéral, le ministre de l'intérieur a estimé que ce type d'appareils n'offrait pas "une solution correcte". Territoires de la mémoire, une association qui lutte contre les exclusions, a lancé une pétition contre le Mosquito, qui a recueilli 10 000 signatures.Critiques françaises. Le marché français reste balbutiant. Selon le fabricant, une quarantaine d'appareils seulement ont été vendus en France depuis le lancement de la version française, commercialisée sous le nom de Beethoven (905 euros l'unité). La plupart des clients seraient de petites copropriétés désireuses de limiter des nuisances dues à des groupes de jeunes gens. "Depuis qu'il y a eu des débats sur le sujet, nous avons beaucoup plus de demandes qu'auparavant", note un porte-parole de la compagnie anglaise.

(Extrait du Monde du 13 -14 Avril 2008)

Son : " A les Ecouter Tous" (L'Ombre sur la mesure) par La Rumeur.
http://www.la-rumeur.com/

"
Le nouveau procès en appel intenté par le ministère de l'intérieur contre Hamé aura finalement lieu le 6 juin 2008 devant la Cour d'appel de Versailles.
Vous pouvez apporter votre soutien à La Rumeur en signant le texte d'appel"

L'affaire : http://www.la-rumeur.com/documents/historique_proces_la_rumeur.pdf

Publié par agnese à 23:19:46 dans -Réactions + coups de gueule | Commentaires (0) |

Une expo : Les portraits Dionysiens. | 17 avril 2008


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Les Portraits Dionysiens : http://portraitsdevisu.canalblog.com/

J-Michel Delage : http://www.jeanmicheldelage.com/

Publié par agnese à 23:07:56 dans -Expos.. | Commentaires (1) |

"Une seule éthique : Le PROFIT !" | 17 avril 2008



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"Une seule éthique : le profit" par Michel Husson.

Sous les applaudissements, de Sarkozy à Rocard, voilà Laurence Parisot qui s'attaque courageusement aux patrons voyous. Et tout le monde, ou presque, d'applaudir la nouvelle chevalière blanche qui va nettoyer les écuries d'Augias et moraliser le capitalisme. C'est oublier l'hymne à la précarité dont notre héroïne faisait un principe essentiel, en amour et dans le travail. C'est surtout ne rien comprendre au capitalisme réellement existant.

Commençons par le petit bout de la lorgnette. Michel de Virville, l'homme qui a négocié le prix du silence de Gautier - Sauvagnac est aussi l'auteur, en 2004, d'un rapport Pour un Code du travail plus efficace, particulièrement réactionnaire. Mais, dans une autre vie, il avait été aussi le conseiller social du cardinal Lustiger. Autre exemple personnalisé : Daniel Bouton, le PDG de Jérôme Kerviel, avait pondu en 2002 un rapport intitulé Pour un meilleur gouvernement des entreprises cotées, qui insistait particulièrement sur le risque que le hors-bilan devienne une « zone de non-droit soustraite aux règles d'évaluation et d'information ».

Cette recommandation prend tout son sel aujourd'hui, car c'est exactement sur ce type de pratique que la Société générale, sous l'égide du même Bouton, avait construit sa réussite.
Tout cela pour dire que les mécanismes fondamentaux du système l'emportent toujours sur les grandes déclarations et les bonnes intentions dont l'enfer est pavé. Le capitalisme ne connaît qu'un seul critère de réussite : le profit maximal. C'est après tout ce qu'on apprend dans tous les manuels d'économie les plus orthodoxes, où l'on aura du mal à trouver la moindre pincée d'éthique. Et les deux grands ressorts de ce système sont l'exploitation et la concurrence. Prenons par exemple un patron qui licencie, restructure ou délocalise. S'il est une bonne âme, cela le fait souffrir. Mais s'il ne se résigne pas à prendre ces pénibles décisions, la concurrence va le conduire à la faillite. Et c'est vrai, dans une large mesure. Le crime social qu'il commet en mettant des salariés à la porte est parfaitement légal et pourtant pas moins grave que tel abus de biens sociaux. Mais Sarkozy veille : le même qui dénonce un jour les patrons voyous s'empresse, le lendemain, de dépénaliser les délits patronaux encore soumis à la loi et reçoit l'assentiment de la patronne du Medef.

L'éthique du capitalisme lui vient toujours de l'extérieur. C'est seulement quand il est solidement encadré par une législation et une réglementation qu'il se plie à la morale. Or, le capitalisme s'est aujourd'hui largement libéré des pressions qui pourraient réfréner ses ardeurs. Que ce soit dans le domaine social ou spéculatif, on voit bien qu'il fait à peu près ce qu'il veut et se montre particulièrement innovant. Cet amoralisme débridé repose sur de solides bases matérielles : un rapport des forces sociales favorable, et la mondialisation qui lui permet de retirer ses billes à la moindre menace de « rigidité » excessive.

De l'intérieur du système, les observateurs les plus lucides peuvent bien souligner les risques d'une telle dérive. Mais il n'existe pas, à l'échelle mondiale, d'institution capable de modifier les règles du jeu de ce capitalisme mondialisé. La concurrence fait rage entre pays et entre capitaux, rendant impossible tout projet de régulation : partout le mauvais capitalisme chasse le bon. De toute manière, les solutions avancées ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. Ainsi, Patrick Artus peut bien écrire que « le capitalisme est en train de s'autodétruire » mais ses recettes sont d'une naïveté confondante. Il recommande par exemple d'« accepter un rendement plus faible des placements, une rentabilité plus faible du capital » (Flash Natixis n°42, 29 janvier 2008) ou encore que la finance renonce aux « actifs artificiels dont le sous-jacent n'aboutit pas au financement d'investissements utiles » (Flash Natixis n°87, 29 février 2008). Il se rend bien compte que cela « changerait évidemment le rôle de la finance ». Et, assurément, le capitalisme lui-même. Mais un capitalisme qui accepterait de lui-même « une rentabilité plus faible du capital », cela n'existe pas. Il n'y a donc rien à attendre d'une auto-réforme, et tous les discours sur la responsabilité, la transparence, la gouvernance, ne sont que du marketing. La seule morale que le capitalisme ait jamais connue, c'est celle qui lui a été imposée : par les luttes sociales et par les craintes qu'elles ont pu éveiller chez lui.

(Pris dans Regards - Avril 2008)

Son : "Positive Sodomie" par Foetus Party
http://foetusparty.free.fr/

Publié par agnese à 23:01:15 dans -Réactions + coups de gueule | Commentaires (0) |