• _Et toi, comment s est passé ton IVG ?_

    Un enfant si je veux quand je veux! 

    Cela peut sembler un peu « arriéré » de se questionner sur le droit à l’avortement en 2010. Parfois, on peut entendre  « Le combat pour droit à l’avortement ? Mais c’est du passé ! ». Et bien,  au contraire, non : « Le combat pour le droit à l’avortement se conjugue encore au présent ».

    Pénurie de moyens, moins de médecins : plusieurs milliers de femmes, chaque année, doivent avorter à l'étranger. En région parisienne, quatre centres d'IVG ont été fermés en 2009 : le délai d'attente à Paris est désormais de trois semaines au lieu d'une. Et l'avortement, trente-cinq ans après la loi Veil, est toujours aussi mal considéré. « Une femme qui avorte, c'est encore, pour un grand nombre, une femme qui l'a cherché. » ! 

    Débat sur l'IVG avec "OSEZ LE FEMINISME"

    1ere Partie:

    2eme Partie:

    3eme Partie:


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    (Source: Le Monde Diplo)

    "
    Il y a un an, le Mouvement Français pour le Planning Familial s’était vu retiré ses crédits du jour au lendemain par le gouvernement. Les 140 000 signatures d’une pétition lancée par l’association avaient permis de préserver ses subventions. Courant de l’année 2009, les inquiétudes se font entendre du côté des centres d’IVG. Avec l’application de la loi HPST (Hôpital patients santé territoires, de Roselyne Bachelot), plusieurs d’entre eux ont fermé leurs portes l’an dernier et beaucoup d’autres sont menacés. Tenon, Poissy, Saint Antoine, Broussais, Avicenne, l’Hôtel-Dieu de Lyon : des structures qui pratiquaient des milliers d’IVG chaque année sont en train de disparaître en silence.
    Comme tant d’autres acquis sociaux, le droit à l’avortement est une victime collatérale de l’obsession du gouvernement de faire des économies à tout prix. Réductions budgétaires qui vont financer une politique qui creuse les inégalités et accroît la précarité.
    Ces reculs importants mettent en lumière un autre problème qui perdure dans notre société. Le tabou autour du droit à l’avortement n’est en réalité pas encore complètement tombé. Une majorité de Français sont certes aujourd’hui favorables au droit des femmes à disposer de leurs corps. Mais le sujet reste peu abordé, met mal à l’aise, gène. Car au final, nous avons du mal à nous débarrasser de plusieurs millénaires d’histoire au cours desquelles le corps des femmes n’avait qu’une fonction, celle d’enfanter. N’oublions pas que pendant très longtemps, la vie de la femme passait après la préservation de l’embryon. Il en reste aujourd’hui des traces et en l’absence d’une politique volontariste en matière de défense des droits des femmes, ceux-ci sont amenés à reculer.
    Les délais pour pratiquer les IVG varient par ailleurs d’un centre à l’autre. Alors que l’IVG peut-être pratiqué jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée, on voit des hôpitaux n’accepter les femmes que jusqu’à 9 semaines, 10 semaines ou 12 semaines. Conséquence, plus de 5000 femmes partent chaque année à l’étranger pour avorter."

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    °°°°°°

    Si vous ne l'avez pas encore vu ...

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    (Débat dans les locaux de Jussieu)


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