• Le fléau de la guerre!

    Le message envoyé par un journaliste palestinien au caporal israélien capturé et garder en otage à Gaza.

    "Souris, Gilad Shalit, tu es à Gaza.
    Regarde, nous avons une mer bleue et du pain chaud.
    Il nous reste aussi quelques enfants que vos balles n'ont pas abattus, mais qui souffrent de la faim que vous leur imposez. Mais ne t'inquiete pas, nous soignerons tes blessures et nous n'hésiterons nullement à prélever sur nos maigres stocks les médicaments dont tu auras besoin. Rassure-toi, Gilad Shalit, nous te ferons aucun mal. Tu te rétabliras..Et demain, lorsque tu rentreras chez toi, tu parleras de nous. Tu écriras tes mémoires au calme, tu verras vivre ton village prospère, aux rues animées embaumant la fleur d'oranger. Et si te reviennent des images d'arbres abattus, de maisons détruites, de cimetières d'alodescents, de ruelles encombrées de ruines et défoncées de cratères, tu te souviendras que tout cela est de votre fait.
    Ici, tu es notre invité, Gilad shalit.Malgré ton uniforme militaire. Malgré les ordres que tu exécutes et qui te commandent de nous arroser de plomb et de feu.Ta seule préoccupation de bon soldat est d'obéir aux ordres et de toucher ta solde à la fin de chaque mois. Sais-tu, Gilad Shalit, que, moi, ça fait quatre mois que mon salaire m'a pas été versé? Avec ta permission, Gilad Shalit, nous allons te garder quelque temps parmi nous. Pour que tu viennes chez moi, et que tu rencontres mes enfants. Tu leur demanderas toi-même de quoi ils ont envie en ce moment; de t'expliquer pourquoi ils ne peuvent aller passer les vacances dans la famille lointaine, qui n'a pas le droit de nous rendre visite.
    (..)
    Tiens, tu entreras dans la cuisine et ouvriras le frigo. Ne sois pas étonné : il est vide! Tu feras connaissances avec la voisine. Elle est souvent chez nous. Elle ne se remet pas d'avoir perdu son mari, mort bêtement alors qu'il rapportait chez lui la robe qu'il avait achetée ce jour-là et qu'il avait hâte d'offrir à sa femme pour fêter leur premier anniversaire de mariage. Il a eu le malheur de passer rue El-Cheikh-Radwane (à Gaza) juste au moment où explosait une voiture prise pour cible par ton aviation!
    (..)
    Gilad Shalit, je sais que la puissance de ton armée te donne un sentiment d'invulnérabilité, que ton Assemblée est assemblée est mobilisée à l'extrême par ton caset que vos agents et amis s'activent pour parvenir à te rendre à ta mère, qui pleurera de joie lorsqu'elle te serrera dans ses bras....Sauf que nous, nous ne souhaitons pas que tu nous oublies, commes TES DIRIGEANTS OUBLIENT LA DOULEUR que vous infligez à nos mères et à nos enfants. Nous ne voulons pas que tu oublies les maisons détruites, les rues défoncées, les arbres arrachés ni les prisonniers qui croupissent dans vos geôles et emplissent de douleur le coeur des leurs..."
    Nasser Atallah, Al-Fatalastiniya.Gaza

    (Extrait du Courrier International Juillet 2006)

    Je n'ai pas pu m'empêcher de publier le documentaire lu sur le Courrier International, qui nous montre les monstruosités de la guerre, qui existent de nos jours..C'est triste/alarmant!

  • Commentaires

    1
    Fab
    Mardi 11 Juillet 2006 à 23:32
    Peace, Love and Unity
    Quoi dire de plus : je suis de tout coeur avec les peuples palestinien et israélien, qui souffrent tous les deux à leur manière. Mais comment le peuple juif, qui a temps subi par le passé, peut-il infliger ça aux palestiniens ??? Un jour la paix viendra, inshallah
    2
    Mardi 11 Juillet 2006 à 23:53
    Bonsoir mon cher Fab
    La guerre est une chose atroce..J'espère que Dieu (par rapport à Inch'Allah)les entendra (=palestiens,israéliens et tous les autres qui subissent) pour l'instant il ne fait rien, Nada! (Voilà, la niaiserie de la religion (enfin, c'est mon point de vue// les autres font ce qu'ils veulent..)) oui, vive la paix dans le monde, mais je ne sais pas si elle existera un jour..tellement d'injustices!.Tout d'abord, ce serait bien d'arrêter le commerce des armes (d'où viennent-elles?)! ça changerait..Biz à toi ;-)
    3
    inees A.
    Mercredi 12 Juillet 2006 à 10:04
    la prochaine fois
    on reviendra prendre en photo le mur des libertés
    4
    Laurent
    Lundi 28 Août 2006 à 01:10
    Où es-tu Gilad ?
    En arrivant en Israel cet été, j'ai trouvé à Jérusalem ce Courrier International sur Gaza. Après la lecture de cette lettre ouverte j'ai vraiment vibré... L'écho de Nasser Atallah a résonné en moi chaque fois que j'assistais à cet apartheid. Il y a de quoi désespéré quand on voit à quels points les antagonismes peuvent être féroces. Quand des personnes de paix parlent de guerre il semble parfois que la situation soit insoluble. Mais dans un tel contexte, un geste de paix (aussi petit soit-il) prend une dimension mille fois plus importante... Merci de m'avoir permis de revibrer car depuis je n'avais que le nom de Nasser Atallah pour remonter à cette lettre...
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