• "No peace, no jail, no fairness!" lumières sur les détentions!


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    "Pas de justice, Pas de Paix!"

    Comme tous les 8 Décembre, à l'initiative de l'association " Faites la Lumière en Détention", les familles de détenus morts de façons suspectes ont manifesté du Palais de Justice aux prisons lyonnaises St Paul & St Joseph.
    Devant le plais de justice - "La prison, c'est circulez, il n'y a rien à voir!", "On a des choses à dire à la magistrature","On peut mourir en toute légitimité", a clamé Karine, présidente de l'association "Faites la lumière en Détention".

    Des pancartes "Prison = Machine à détruire", "Pas d'enfants en Prison", des banderoles "STOP - Morts suspectes" "Etat Coupable", des slogans " Mur par mur, pierre par pierre, détruisons les prisons", une dynamique batucada et une centaine de manifestant(e)s s'est mobilisée réclamant justice!

    21h - Devant St Paul, nous avons terminé par deux témoignages dont celui de Nabila, qui a perdu son frère Fakradinne, en juin dernier.
    "Je voudrais dire aux détenus : Tenez le coup, faut pas déprimer, faut pas leur donner ce plaisir..."

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    Les détenus sont aux barreaux de leurs cellules.

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    Un drap prend feu.

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    "
    Serge Portelli magistrat, vice-président du tribunal de Paris.

    Les habits fragiles de la démagogie

    C'est vrai, Monsieur le premier ministre, « il y a d'autres façons de traiter » la violence des enfants, même la plus extrême, que de les mettre en prison dès douze ans. Nous étions beaucoup, comme vous, à être « totalement hostiles » à cette idée pernicieuse proposée par la commission Varinard. Nous le disions haut et fort, partout où nous le pouvions.

    Mais sans beaucoup d'écho. Le président de la République, qui s'était pourtant ému, au bout de quelques semaines, de la création du fichier Edvige, ne disait rien cette fois-ci.
    Rachida Dati applaudissait des deux mains. Prise par son enthousiasme, à court de raisonnement, elle disait même au bon peuple que la prison à douze ans, c'était « le bon sens ». Il s'est trouvé beaucoup de députés et de sénateurs (pas uniquement UMP), magistrats, avocats, universitaires... pour prêter la main à cette ignominie : cette fameuse commission Varinard, dont la prison à douze ans n'est pas le seul fleuron. Au-delà de cette mise en pièces de la justice des mineurs, c'est la méthode employée qu'il convient de questionner.

    Que nous ayons affaire à une idéologie de l'enfermement, du fichage tous azimuts et de la répression systématique, c'est une évidence. Chacun peut constater chaque jour, au rythme frénétique des « réformes », les ravages de cette philosophie de comptoir dès que le moindre fait divers le permet. Qu'il s'agisse des enfants, des étrangers en situation irrégulière, des malades mentaux, des délinquants, et de tout ce qui est censé représenter un danger. On nous propose une société sous haute surveillance, dans un monde sûr, simple, où les honnêtes gens, ceux qui ont du bon sens, seront à l'abri des autres. Le vaste monde des « autres ». Qui, évidemment, ne nous ressemblent pas. Qu'un tel discours puisse prospérer en France, ça fait honte. L'image que nous donnons à l'étranger est terrible.

    Certes le populisme ne date pas d'hier. Mais cette commission Varinard, et d'autres montrent que le pouvoir ne peut se contenter de quelques slogans, de la mise en scène permanente de la peur. Une caution intellectuelle est nécessaire. L'agitation et l'utilisation intensive des médias entendent faire croire qu'il existe des solutions évidentes, immédiates. Encore faut-il les justifier un peu puisque nous sommes encore en démocratie. Au-delà de l'idéologie primaire, il faut donc un deuxième étage idéologique, plus noble. Les commissions, les rapports ont cette utilité-là. Donner une caution intellectuelle à la démagogie. La majorité de ces commissaires et de ces rapporteurs pensent, de bonne foi, pouvoir limiter les dégâts. Illusion ! Ils ne servent qu'à fournir un vernis de pensée, un habillage mondain à des idées simplistes. Et les voilà à la merci du désaveu. Ridicules pour n'avoir pas compris que les habits de la démagogie sont fragiles."

    (Extrait de L'Humanité du 8 Décembre)


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