Le lieutenant colonel Hait Al Hocine sera le premier aumônier militaire musulman de l'armée française. Jusqu'ici il n'y avait que des aumôniers catholiques, protestants et juifs pour rassurer le militaire croyant et lui préciser comment tuer et mourir dans le respect de sa religion. Le soldat français musulman qui se demandait comment transformer l'ennemi en viande halal sera enfin bien renseigné.
Il est amusant de constater que si l'Etat se préoccupe de la liberté de culte des militaires croyants, il nie totalement la liberté syndicale des militaires citoyens.
Les syndicats sont toujours interdits dans l'armée française. Le soldat harcelé par sa hiérarchie, employé à des tâches dégradantes, humilié peut se plaindre à Dieu, mais pas à un syndicat. Si les religions sont représentées dans l'armée, si le militaire croyant bénéficie du soutien d'un représentant de son culte, pourquoi le militaire non croyant ne bénéficierait-il pas du soutien d'un libre-penseur ?
Les mots associés "libre" et "penseur" ne sont pas compatibles avec l'esprit militaire.