


Façade CIP
L’arrivée est festive. Une foule se trouve devant la CIP. Un mec colle des affiches des dernières luttes sur la façade du bâtiment (Copenhague, luttes des sans papiers, manif contre les G20..), ça fume, ça boit, ça discute. L’entrée est submergée, on s’y faufile. On accède à la salle de concert du bas, c’est le sauna ! On transpire déjà sans avoir bouger. On reconnait pas mal de visages vu en manif, débats. L'ambiance est chaleureuse et accueillante. Sans complexes, on se plonge dans cette marée humaine, envahie de tatouages, de crêtes, de pin's, de tee - shirt "Londsale"!
Le premier groupe « Jeune Seigneur » du punk – rock de Brest est déjà passé.

Brixton Cats
Place aux « Brixton Cats », crée en 2002, avec une femme au chant, accompagnée de 3 musiciens (guitare, bass, batterie). La bombe atomique féminine s’impose dans cette puissante chaleur.
La foule (surtout masculine) pogote et slammme joyeusement, en réécoutant les titres « Enfants du système», « Putain de vie ». Dans un final déchaîné, on reprend en cœur avec plaisir « Sèche tes larmes ».

Washington Dead Cats
Ensuite, les énormes « Washington Dead Cats » font admirablement monter la sauce. Washington Dead Cats débute en 1984, un des groupes phare de la scène alternative. Des ingrédients variés allant du punk rock, le swing, le mambo, le rocksteady au rockabilly. Leur motivation submerge l’ensemble des auditeurs. Le magnétique charisme du chanteur, Mat Firehair, sa voix gorgée d'âme, se dévêt et se retrouve en caleçon. Une boule d’énergie qui se met à chanter, danser sur les rythmes de la guitare, de la batterie, du saxophone, de la basse, de la trompette, de la batterie. Les Washington plonge la CIP dans un psychédélisme sixties du meilleur effet. Le spectateur ne peut s'empêcher de taper du pied en signe d'approbation, de monter sur scène...
Ambiance en concert :

Washington Dead Cats

Une très bonne soirée qui dynamise graaave!
Plus de monde que la veille.
La « Brigada Flores Magon » tire sa révérence. Avec les derniers sets auxquels on a assisté, on trépigne de joie de les voir. La Brigada Flores Magon, née dans les années 1990, venant de rencontres diverses et variées, surtout dans la mouvance anarcho-punk parisienne. On trouve une salle en ébullition, un public chaud en chantant et en applaudissant à tout rompre ! Cela nous électrise.
Brigada Flores Magon
Ensuite, « Zartako », groupe de HardxCore Antifa basque. Vu les premiers sets et les oreilles bourdonnent. On a préferé aller à l’étage voir les tables de presse, les skuds, les boissons et parler des futures luttes !
Tout le monde était au taquet lorsque « Hors Contrôle » débarque. Originaire de la Bourgogne et formé en 2000, ce trio s’inspire du oi! (punk – rock). Ils démontrent une immense générosité et des rythmes saisissants qui animent férocement la salle.

Quelle énergie !

Hors Contrôle
Pour finir, « Banda Bassotti », un excellent ska – punk d’Italie. Venant de Rome, le groupe fait son apparition dans les années 80. Quelle pêche! Dès le premier morceau le ton est donné avec un bon ska. Honnêteté, sincérité, plaisir, unité, talent : voilà la recette pour un groupe qui ne fait pas semblant.

Banda Bassotti
Son : "Héros et Martyrs" par Brigada Flores Magon
(Photos+son: à la CIP)