N'ayez crainte françaises & français, « l'indépendance des médias est moribonde ! »
Enfin...
Nicolas
S. avait, et a toujours l'aide de ses grands amis patrons comme Bougyes (TF1),
Bolloré (« Direct Soir », « Direct 8 »), Rothschild
(« Libération »), Dassault (« Le Figaro »), Arnaud
(« Les Echos »), Lagardère (« Paris-Match », « La
Provence »).
Même
Berlusconi, en Italie, n'a pas osé le faire.
Sans aucun scrupules, Nicolas S s'empare de "tous" les médias...
Désormais, le président nommera le président de France Télévision...
Une
solution, revendez vos télés !
Il n'y a plus rien à mater (depuis longtemps d'ailleurs).
« Sarko cimente l'unité nationale contre ses projets dans
l'audiovisuel » -
Canard Enchaîné du 25/06/2008
«
Six
mois après avoir repris à son compte l'idée d'Alain Minc de supprimer la pub
dans le service public, Sarko s'est mis à dos l'essentiel de la création
audiovisuelle. Premiers à le siffler, les personnels
concernés. « Français, vous allez payez pour ne plus voir de pub sur
France Télévisions ! » Les salariés de la Régie se sont offert, le 23
juin, une page du « Parisien » pour contester les propositions de la
commission Copé. Et notamment, sa principale mesure, une taxe de 0,5% sur le
chiffre d'affaires Internet destiné à
compenser la disparition de la manne publicitaire. « Catastrophique »
, éructe l'intersyndicale de l'audiovisuel public, qui estime que le compte n'y
est pas. Surtout comparé aux récents cadeaux faits à Bouygues et à M6 (2eme
coupure publicitaire, refonte des mesures anti-concentration...).
Membre
de la commission Copé, le producteur Hervé Chabalier confirme. Dans
« Libération », il convient que le service public connaîtra un
« sous financement » chronique.
(...)
Selon certains conseillers du Président, l'idée de dépouiller RFI et l'INA de
leur redevance pour l'offrirà France Télévisions coûtera trop cher à l'Etat. A
défaut de garantir un avenir au service public, la commission Copé est au moins
habillé pour l'hiver.
Sur
le front de la création aussi, Sarko est enfoncé, en dépit des efforts de son
épouse pour le rabibocher avec ses producteurs inquiets. Recevant certains, le
8 juin, il avait promis de leur écrire pour les rassurer.
(...)
Certains
de ses conseillers ne voulaient pas qu'il en parle, de peur de provoquer un
tollé. Il a passé outre, et la polémique a éclaté. Car il le voulait. Le
président de la République a indiqué mercredi 25 juin que c'est lui qui
nommerait à l'avenir le président de France Télévisions en conseil des
ministres. "Je vais prendre mes responsabilités", a annoncé M.
Sarkozy en recevant le rapport de Jean-François Copé sur la réforme de la
télévision publique. "Je ne vois pas pourquoi l'actionnaire principal de
France Télévisions, en l'occurrence l'Etat, ne nommerait pas son
président", a-t-il dit, en faisant référence aux entreprises publiques
comme EDF, la SNCF ou la RATP. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel
(CSA), censé nommer le président de France Télévisions hors de toute pression
politique, n'aurait plus qu'un rôle de validation. "Le CSA donnera bien
sûr son avis" et cette nomination sera validée "sous réserve qu'une
majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle. Voilà un système
démocratique où on comprend qui fait quoi et comment", a précisé M.
Sarkozy.
(...)
L'initiative
intervient dans un contexte plus vaste de recomposition, à la main de M.
Sarkozy, de l'audiovisuel public. France Télévisions a été chamboulé par
l'annonce, le 8 janvier, de la suppression de la publicité sur les chaînes
publiques. L'entreprise craint d'être étranglée par une double tutelle :
politique via la nomination de son président, et budgétaire, par la perte de la
publicité. "Plus que jamais, la réforme prétendument historique de
l'audiovisuel public n'est là que pour masquer les multiples cadeaux faits
récemment aux chaînes privées", tels que le projet d'augmenter le volume
publicitaire sur leurs antennes, accusent les parlementaires socialistes, qui
avaient quitté la commission Copé mi-juin.
Depuis
longtemps, M. Sarkozy ne cache pas le mal qu'il pense de la télévision
publique. "A France Télévisions, je dis : vous êtes nuls, je veux en prime
time une pièce de théâtre, un opéra, et tant pis si cela ne fait pas
d'audience", expliquait-il en privé fin 2007, ajoutant qu'il voulait
"une émission littéraire, une vraie".
(...)
L'Elysée indique que la loi précisera si le président terminera son
mandat ou non. La procédure vaudra aussi pour le président de Radio France.
Pour Hervé Bourges, ancien président de France Télévisions puis du CSA, cette
décision "est un retour en arrière". Selon lui, "le Conseil
Constitutionnel jugera non conforme tout retour en arrière en matière de
liberté fondamentale et donc de liberté d'informer".
