Une concentration de médias
En 1984, quand il est élu maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy n'est pas un homme de réseaux. «Mais il sait que la maîtrise de l'information est nécessaire à l'exercice du pouvoir, et que le rapport à la communication est capital», remarque Thierry Saussez.
Or la commune qu'il vient de conquérir recèle un filon extraordinaire: à mi-distance de Paris et de la Défense, elle abrite de nombreuses agences de publicité, ainsi que des groupes de presse et d'audiovisuel comme UGC, Gaumont, Havas, Hachette Filipacchi, Sacem...
A peine élu, le jeune maire décide de devenir l'ami des médias en créant Neuilly Communication, un club très sélect, qui réunit à intervalles réguliers, autour d'un déjeuner, les PDG ou directeurs généraux des groupes de com' de Neuilly.
Il suffisait d'y penser.
«Nicolas Sarkozy avait observé les caractéristiques de sa ville et constaté qu'il y avait beaucoup d'entreprises du secteur. On parlait même d'une «Silicon Valley de la communication»», raconte Thierry Gaubert, directeur de cabinet du président des Caisses d'épargne et secrétaire général de Neuilly Communication depuis sa création.
«C'était le moment opportun. Il y a eu les radios libres, la création de Canal+ et M6, la privatisation de TFI, la loi Evin sur la publicité... Autant de changements radicaux qui ont alimenté nos débats.»
Nicolas Sarkozy a fréquenté assidûment ce petit club, puis ses visites se sont progressivement espacées quand il en a eu moins besoin.
Mais la structure fonctionne toujours.
Récemment, Alain de Pouzilhac est venu y présenter la chaîne France 24, et Vincent Bolloré - le fameux homme au yacht -, sa stratégie dans les médias.
Parmi les membres de Neuilly Communication figurent encore des personnalités en vue, comme Claude Douce (McCann Erikson), Guy Verrecchia (UGC), Nicolas de Tavernost (M 6, actuel président de l'association). Ou encore Jean-Claude Decaux et son fils Jean-Charles, tous deux 100% neuilléens puisqu'ils habitent la commune et y possèdent leur siège social.
Ainsi que Nicolas Bazire (groupe Arnault), très proche de Nicolas Sarkozy. Cet ancien de chez Rothschild, parfaitement introduit dans les milieux d'affaires, devrait jouer un rôle essentiel dans le dispositif du nouveau président. Les «deux Nicolas», comme on les appelait alors, sont devenus inséparables lors du gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995) auquel ils ont participé, l'un en tant que directeur de cabinet, l'autre comme ministre du Budget. Pour le maire de Neuilly, il y a un «avant» et un «après»......
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(Lu sur le mercantile magazine Challenges)
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Au fait...
Qui te feras travailler plus, en gagnant rien....
Devine ???
Tintintin...
Tu as trouvé...
C'est simple !!
La réponse ici !!!
Lecture :
http://www.france.attac.org/spip.php?article7167